Marc Ferro
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Marc Ferro, né le 24 décembre 1924 à Paris 8e et mort le 21 avril 2021 à Maisons-Laffitte, est un enseignant-chercheur et historien français. Directeur d'études de l'École des hautes études en sciences sociales, il est spécialiste de la Russie, de l'URSS et de l'histoire du cinéma.
Contents
• Mort
• Mémoires
• Cinéma
• Note
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Biographie
Jeunesse marquée par la Seconde Guerre mondiale
Marc Roger Ferro naît au 47, rue du Rocher à Paris, dans le 8e arrondissement. Son père, Jacques Ferro, né le 23 juillet 1887 à Corfou (Grèce), est un agent de change italo-grec. Sa mère, Netty Firmancite-ref-1[1] (ou Oudia Fridmann), née le 4 avril 1897 à Novohrad-Volynskyï (alors dans l’Empire russe, aujourd'hui en Ukrainecite-ref-2[Note 1]), est première modéliste dans la maison de couture Worthcite-ref-3[2]. Marc Ferro a cinq ans lorsque son père meurtcite-ref-4[3]. Sa mère se remarie.
En 1941, Marc Ferro habite Paris avec sa mère et son beau-pèrecite-ref-5[4]. Il est élève au lycée Carnot. Il est menacé par la politique antisémitecite-ref-1-6-0[5] du régime de Vichy en raison de son origine juive par sa mèrecite-ref-1-6-1[5]. Son professeur de philosophie au lycée Carnot, Maurice Merleau-Ponty, recommande aux lycéens d'origine juive de se cacher en zone librecite-ref-7[6]. Un ami de sa mère, André Bordessoule, pourtant rédacteur en chef d'un journal antisémite, lui propose de traverser la ligne de démarcation dans le coffre de sa voiture pour rejoindre Saint-Yrieix, la ville dont il est mairecite-ref-8[7]cite-ref-9[8]. Parvenu en zone non occupée, Marc Ferro se rend à Grenoble où il poursuit ses étudescite-ref-10[9]. Sa mère est détenue à la caserne des Tourelles à Paris, puis déportée, par le convoi no 55, en date du 23 juin 1943, de Drancy vers Auschwitzcite-ref-11[10], où elle meurt le 28 juin 1943cite-ref-12[11]. Toute sa vie, il refusera de connaître les circonstances de la mort de sa mèrecite-ref-13[12].
C'est à la faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Grenoble que Marc Ferro prépare sa licence d'histoire-géographie. Âgé de 19 ans en 1944, il est sous la menace d'une réquisition par le Service du travail obligatoire (STO). Une amie communiste, Annie Kriegel, anime un réseau de résistants à Grenoble. Elle le recrute en raison de sa connaissance de la langue allemande. Il est chargé d'identifier des cibles potentielles pour le réseau parmi les soldats qui stationnent aux portes de la ville. Mais une partie du réseau est arrêtée et Marc Ferro, à partir de début juillet 1944, part rejoindre la Résistance dans le maquis du Vercors. Sa capacité à lire les cartes d'état-major décide de son affectation. Il reçoit pour mission de pointer avec précision sur les cartes les mouvements des forces en présencecite-ref-0-14-0[13]. Il est aussi chargé de transmettre les ordres du lieutenant-colonel François Huet, alias Hervieux, commandant la défense du Vercors. Quelques jours à peine après l'arrivée de Marc Ferro, l'armée allemande prend d'assaut le massif du Vercors pour réduire entièrement le bastion de la résistance. Marc Ferro effectue de périlleux ravitaillements. Le réseau reçoit l'ordre de se disperser. Marc Ferro retourne alors à Grenoble. Il participe à la libération de Lyon, alors déserté par les Allemandscite-ref-15[14], le 3 septembre 1944, puis reprend ses études et devient ensuite professeur d'histoire.
Après la guerre, il épouse le 7 février 1948 Yvonne France Blondel (1920-2021) à Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime)cite-ref-0-14-1[13].
Carrière universitaire
Il enseigne à Oran au lycée Lamoricière entre 1948 et 1956. Il y déclencha l'hilarité générale lorsqu'il annonça à ses élèves qu'ils allaient étudier ensemble la culture arabe. « Mais, m'sieur, les Arabes, ils ne sont pas civilisés… »cite-ref-ferronoir-16-0[15]. Il découvre l'Algérie française de l'époque et prend conscience du fait colonial. Après les événements violents de la Toussaint en 1954, il participe à la fondation de Fraternité algérienne, un mouvement progressiste dit de la troisième voie, hostile à la fois au système colonial en cours et à la guerre radicale menée par le FLN.
Bien que très attaché à cette terre, il la quitte, car il est nommé professeur à Paris, aux lycées Montaigne, puis Rodin. Après avoir enseigné à l'École polytechnique, il est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) — groupe de recherches Cinéma et Histoire —, président de l'Association pour la recherche à l'EHESS et codirecteur des Annales, où il est nommé par Fernand Braudel en 1970. Il est un utilisateur régulier de la bibliothèque de la Fondation Maison des Sciences de l'homme créée par ce dernier. Ancien directeur de l'Institut du monde soviétique et de l'Europe centrale, il est également membre élu de l'Academia Europaeacite-ref-17[16].
Étude de la Révolution russe
Concomitamment à son professorat, il travaille à sa thèse. L'historien contemporanéiste Pierre Renouvin lui propose de la consacrer à la Révolution russe de 1917.
Ainsi il se spécialise au début des années 1960 dans l'histoire soviétique, domaine dans lequel il a tenté de porter un discours non idéologique et de montrer par les archives audiovisuelles et écrites que la révolution prolétarienne est faite non par la classe ouvrière, mais par des femmes, des soldats et des paysans. Ses études dans le domaine de l'histoire sociale tranchent avec les analyses alors dominantes de l'« école » du totalitarismecite-ref-18[17].
Selon lui, l'insurrection d'Octobre ne se réduit pas au coup d'État bolchevique, car elle est indissociable du mouvement révolutionnaire et populaire en courscite-ref-19[18]. Il analyse également le processus de bureaucratisation-absolutisation du pouvoir à partir du sommet, mais aussi de la basecite-ref-20[19]. Il n'en consteste pas moins dans deux ouvragescite-ref-21[20] et un articlecite-ref-22[21] le massacre de la famille impériale russe à Ekaterinbourg en juillet 1918. D'après ses analyses et l'examen d'archives inédites, seul le tsar russe Nicolas II a été fusillé, quand sa famille d'ascendance germanique a été épargnée et transférée à Perm pour un échange avec l'Allemagne.
Engagement politique
Il s'affirme de gauche non communistecite-ref-23[22]. En mars 2007, lors de la campagne présidentielle française, il signe avec 150 intellectuels un appel à voter pour la candidate socialiste Ségolène Royal, « contre une droite d'arrogance », pour « une gauche d'espérance » après avoir soutenu en 2002, la candidature de Jean-Pierre Chevènementcite-ref-24[23].
Autres engagements
En février 1979, il fait partie des 34 signataires de la déclaration rédigée par Léon Poliakov et Pierre Vidal-Naquet pour démonter la rhétorique négationniste de Robert Faurissoncite-ref-25[24]. Il est plus tard l'un des auteurs de la pétition Liberté pour l'histoire.
Mort
Apport à la connaissance historique
Marc Ferro a lancé la réflexion sur le cinéma et l'histoirecite-ref-30[29]. Il utilise le cinéma comme instrument de connaissance de l'histoire des sociétés, considérant que le cinéma livre un témoignage au même titre que des sources traditionnellescite-ref-31[30]. Il a présenté à la télévision, d'abord sur la Sept à partir de 1989, puis sur Arte à partir de 1992, une émission historique de visionnage d'archives avec un décalage de 50 ans, nommée Histoire parallèle : son démarrage correspond à la veille de la Seconde Guerre mondiale, avec l'analyse d'actualités cinématographiques des différents camps, puis d'archives moins anciennes pour pouvoir comparer les époquescite-ref-32[31]. En 1993, il est co-scénariste du film Pétain de Jean Marbœufcite-ref-33[32].
Publications
Classement secondaire par date de première publication.
Communisme, Union des républiques socialistes soviétiques et Russie
• La Révolution de 1917, Paris, Aubier, coll. « Collection historique », Paris, 1967, 2 vol. (vol. 1 : La chute du tsarisme et les origines d'Octobre, 607 p. ; vol. 2 : Octobre : naissance d'une société, 517 p.)cite-ref-34[33] ; rééd. Albin Michel, Paris, 1997, 1092 p.
• Les Grands Révolutionnaires, t. 4 : Les Révolutionnaires communistes à la conquête du pouvoir : l'espoir d'un siècle (Marc Ferro, Jean Rous et Jean-Marcel Bichat), Martinsart, Romorantin, 1978, 445 p. – 40 p. de pl.
• L'Occident devant la révolution soviétique : l'histoire et ses mythes, Bruxelles, Complexe, coll. « La Mémoire du siècle », 1980, 160 p. (ISBN 2-87027-050-X).
• 50 idées qui ébranlèrent le monde : dictionnaire de la glasnost (Iouri Afanassiev et Marc Ferro, dir., Galina Kolosova, réd., traduit du russe par Tamara Kondrateva, Marie-Hélène Mandrillon, Macha Tournié), Paris, Payot, coll. « Documents Payot », 1989, 521 p. (ISBN 2-228-88224-0).
• Culture et Révolution (Sheila Fitzpatrick et Marc Ferro, dir.), Paris, Éditions de l'EHESS, 1989cite-ref-36[35], 183 p.
• De la Russie à l'URSS – Histoire de la Russie de 1850 à nos jours (René Girault et Marc Ferro), Paris, Nathan, 1989, 256 p.
• Les Origines de la Perestroïka, Paris, Ramsay, coll. « Essais », 1990, 147 p. (ISBN 2-85956-871-9).
• Nicolas II, Paris, Payot, 1990cite-ref-37[36], 370 p. (2e édition en 2011 avec une nouvelle préface consacrée à l'affaire Romanov).
• L'État de toutes les Russies, Paris, La Découverte, 1993.
• L'Internationale : d'Eugène Pottier et Pierre Degeyter, Paris, Noêsis, coll. « L'Œuvre », 1996, 108 p. (ISBN 2-911606-02-7).
• Nazisme et Communisme. Deux régimes dans le siècle (Marc Ferro, éd.), Paris, Hachette, Pluriel, 1999, 278 p.
• Russie, peuples et civilisations (Marie-Hélène Mandrillon et Marc Ferro, dir.), Paris, La Découverte, coll. « La Découverte-poche. L'État du monde », 2005, 203 p. (ISBN 2-7071-4547-5).
• 20111917. Les hommes de la révolution : Témoignages et documents, Paris, Presses de la Cité, 2011, 1119 p. (ISBN 978-2-258-08560-2, présentation en ligne).
• La Vérité sur la tragédie des Romanov, Paris, Tallandier, 2012.
• Les Russes, l'esprit d'un peuple, Paris, Tallandier, 2017cite-ref-39[38].
Monde arabe et colonisation
• Suez, Bruxelles, Complexe, coll. « La Mémoire du siècle », 1982, 159 p. (ISBN 2-87027-101-8).
• La Colonisation expliquée à tous, Paris, Le Seuil, 2016, 144 p. (ISBN 978-2-02-117514-1).
Première Guerre mondiale
• La Grande Guerre : 1914-1918, Paris, Gallimard, coll. « Idées », 1968, 384 p.
• Frères de tranchées (avec Malcolm Brown, Rémy Cazals et Olaf Mueller), Paris, Perrin, 2005, 268 p. – 8 p. de pl. (ISBN 2-262-02159-7).
Seconde Guerre mondiale
• Questions sur la IIe Guerre mondiale, Paris, Casterman, coll. « XXe siècle », 1993, 191 p. (ISBN 2-203-61004-2) ; rééd. André Versaille, 2010 (ISBN 978-2-87495-099-5).
• Ils étaient sept hommes en guerre : Histoire parallèle, Paris, Robert Laffont, 2007, 365 p.cite-ref-44[43]
• Pétain en vérité (avec la participation de Serge de Sampigny), Paris, Tallandier, 2013, 303 p. (ISBN 979-10-210-0130-5).
• Fritz Thyssen, un nazi récalcitrant, p.9 à 16, Présentation de Fritz Thyssen, J'ai payé Hitler, Nouveau monde, 2019.
Histoire et cinéma
• Analyse de film, analyse de sociétés : une source nouvelle pour l'Histoire, Paris, Hachette, coll. « Pédagogies pour notre temps », 1974, 135 p. (ISBN 2-01-002589-X).
• Cinéma et Histoire, Paris, Denoël et Gonthier, coll. « Bibliothèque Médiations », 1977, 168 p. - 12 p. de pl.
• Le Cinéma, une vision de l'histoire, Paris, Le Chêne, 2003, 163 p. (ISBN 2842773926).
Sur l'écriture et le rôle de l'histoire
• L'Histoire sous surveillance : science et conscience de l'histoire, Paris, Calmann-Lévy, coll. « Intelligence de l'histoire », 1985, 216 p. (ISBN 2-7021-1393-1).
• Que transmettre à nos enfants (avec Philippe Jammet et Danièle Guilbert), Paris, Le Seuil, 2000, 224 p. (ISBN 2-02-032957-3).
• Les Tabous de l'histoire, Paris, Nil, 2002, 151 p. (ISBN 2-84111-147-4).
• benjaminstora2023Benjamin Stora (entretien avec) (préf. Laurent Thévenot), Le film d'une vie, vol. 28, Paris, Les Éditions de l'EHESS, coll. « Audiographie », mai 2023, 148 p., 11 × 16 cm (ISBN 978-2-7132-2962-6, présentation en ligne, lire en ligne ).
Autres thèmes
• L'Histoire (1871-1971), Paris, Centre d'études et de promotion de la lecture, coll. « Dictionnaires du savoir moderne. Les Idées, les œuvres, les hommes », 1971, 2 vol. (vol. 1 : Les idées et les problèmes, 512 p. ; vol. 2 : Les faits, 577 p.)
• Comprendre les idées du XXe siècle, Verviers (Belgique), Marabout, coll. « Marabout Université », 1977, 254 p. (cet ouvrage reprend les articles essentiels de L'histoire de 1871 à 1971 : les idées et les problèmes).
• Une histoire du Rhin (Pierre Ayçoberry et Marc Ferro, dir.), Paris, Éditions Ramsay, coll. « Des Fleuves et des hommes », 1981, 459 p. – 32 p. de pl. (ISBN 2-85956-237-0).
• Une histoire de la Garonne (Janine Garrisson et Marc Ferro, dir.), Paris, Éditions Ramsay, coll. « Des Fleuves et des hommes », 1982, 616 p. – 16 p. de pl. (ISBN 2-85956-303-2).
• Dix leçons sur l'histoire du vingtième siècle, Paris, Vigot, coll. Essentiel, 1996.
• Les Sociétés malades du progrès, Paris, Plon, 1998, 219 p. (ISBN 2-259-02093-3).
• Histoire de France, Paris, Odile Jacob, coll. « Histoire », 2001, 764 p. (ISBN 2-7381-0927-6).
• Les Individus face aux crises du XXe siècle : l'histoire anonyme, Paris, Odile Jacob, coll. « Histoire », 2005, 430 p. (ISBN 2738115683).
• Le XXe siècle expliqué à mon petit-fils, Paris, Seuil, 2007 ; traductions bulgare, espagnole, roumaine.
• Le Monde féodal (raconté en famille), Paris, Plon, 2008, 234 p.
• 11 novembre 1918 (avec Pauline Kerleroux), Paris, Perrin, 2008.
• Le Siècle de Louis XIII à Louis XIV (raconté en famille), Paris, Plon, 2008.
• Le Siècle de Luther et de Christophe Colomb (raconté en famille), Paris, Plon, 2008, 159 p.
• Ancien Régime (raconté en famille), Paris, Plon, 2008, 189 p.
• La Renaissance (raconté en famille), Paris, Plon, 2008.
• « Introduction », dans Les Guerres de mémoires dans le monde, Hermès, no 52, Paris, CNRS Éditions, 2008.
• « Le temps très long est le temps des sages », Nous autres méditerranéens, Paris, Revue des Deux Mondes, juin 2008.
• Le Mur de Berlin et la chute du communisme expliqués à ma petite-fille Soazig, Paris, Seuil, 2009, 128 p. (ISBN 978-2-02-097780-7).
• Les Révolutions et Napoléon, Paris, Plon, coll. « Raconté en famille », 2010, 252 p. (ISBN 978-2-259-20508-5).
• De Gaulle expliqué aujourd'hui, Paris, Seuil, coll. « Histoire », 2010.
• La Faucille et le Drapeau : Le XIXe siècle, Paris, Plon, coll. « Histoire », 2011.
Mémoires
• Autobiographie intellectuelle, présenté par Gérard Jorland, Paris, Perrin, 2011cite-ref-50[49], 298 p.
• Mes histoires parallèles (Entretiens avec Isabelle Veyrat-Masson), Paris, Carnets Nord, 29 avril 2011, 384 p. (ISBN 978-2-35536-046-6).
Audiovisuel
• Indochine 45-46. Un combat, une résistance inconnue (1965), auteur Marc Ferro (non crédité)cite-ref-53[52] ;
• Chronique d'une paix manquée : la remilitarisation de la Rhénanie (1966), Francis Caillaud et Marc Ferrocite-ref-54[53] ;
• L'année 1917 (1967), Marc Ferro. Réalisation Francis Caillaud et Jean-Roger Cadetcite-ref-steinle288-55-0[54] ;
• L'année 1918 (1968), Marc Ferrocite-ref-56[55] ;
• Histoire contemporaine (1969-1972), Marc Ferro et Pierre Gauge. Quatre série de films muets d'une durée de 4 à 5 minutescite-ref-steinle288-55-1[54] ;
• Lénine par Lénine (1970), Marc Ferro et Pierre Samsoncite-ref-57[56] ;
• Images de l'Histoire (1973-1977), Marc Ferrocite-ref-58[57] ;
• 1933. Comment l'Allemagne est devenue nazie (1974), Marc Ferro et Marie-Louise Derriencite-ref-59[58] ;
• De Marx à la révolution mondiale. Naissance, formes, devenir du processus révolutionnaire (1974), Marc Ferrocite-ref-theoreme31-297-61-1[60] ;
• L'histoire commence à 20 heures. Marc Ferro et la question arménienne (1984-1985), Marc Ferro, Antenne 2, épisode pilote d'une série non réaliséecite-ref-65[64] ;
• Le XXe siècle - Esquisses (1986), Marc Ferro et Pierre Gauge, CNRS, deux courts métrages d'une minutecite-ref-66[65] ;
• Une minute d'histoire (1988), Marc Ferro et Pierre Gauge, RAI, série de 60 courts métrages d'une minutecite-ref-67[66] ;
• Histoire parallèle (1989 à 2001) série de 630 émissions de 50 minutes comparant avec 50 années d'écart les actualités cinématographiques des belligérants de la Seconde Guerre mondiale.
Cinéma
Distinctions
Décorations
• Chevalier de la Légion d'honneur en 2011cite-ref-68[67].
• Officier de l'ordre national du Mérite en 1995cite-ref-69[68].
D'après Pierre Assouline, Marc Ferro a refusé la décoration à l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne en janvier 2008 en raison du fait que sa mère, d'origine juive et née le 4 avril 1897 à Novohrad-Volynsky, a été arrêtée à Paris puis déportée en juin 1943 et gazée à Auschwitz cite-ref-70[69].
Récompenses et distinctions
• 1975 : Prix de la ville de Paris du film d'histoire ;
• 1994 : Prix Europe, pour la série Histoire parallèlecite-ref-benjaminstora2023marc-ferro-le-film-d-une-vie-https-www-calameo-com-read-000911625c3ad31e726ab-page-28-28-72-1[71] ;
• 2007 : Prix de la Paix, pour l'ouvrage Le ressentiment dans l'histoire. Comprendre notre tempscite-ref-benjaminstora2023marc-ferro-le-film-d-une-vie-https-www-calameo-com-read-000911625c3ad31e726ab-page-28-28-72-2[71] ;
• 2011 : Prix Saint-Simon.
Docteur honoris causa
• Université de Moscou, 1998cite-ref-s-nat17-01-2015-73-0[72]
• Université Michel-de-Montaigne Bordeaux III, 2003cite-ref-74[73]
• Université du Chili, 2006cite-ref-s-nat17-01-2015-73-1[72]
Hommages
Notes et références
Note
Références
cite-note-32. ↑ 2020« 1. Marc Ferro : Un peu comme les romans au 19e siècle apprenaient sur la société française, les films apprennent sur la société du 20e siècle », sur France Culture, 3 décembre 2020 (consulté le 16 mai 2021).
cite-note-43. ↑ L'Histoire n°188, mai 1995, p.20
cite-note-54. ↑ Son père est mort en 1930. Entretien de Marc Ferro, « La guerre de Marc Ferro », L'Histoire, no 39/4, décembre 2013, p. 26-27.
cite-note-1-65. Témoignage de Marc Ferro dans Hiver 42/43 - L'espoir change de camp (Allemagne, 2012, 89 min) WDR, réalisateurs : Mathias Haentjes, Nina Koshofer.
cite-note-76. ↑ L'Histoire n°188, mai 1995, p.20 : "Dans la tourmente de la Seconde guerre mondiale, Marc Ferro devra d'avoir la vie sauve à son professeur de philosophie au lycée Carnot, Maurice Merleau-Ponty. Un jour, en pleine classe, il a recommandé à ceux qui avaient un père ou une mère israélite de se cacher en zone libre"
cite-note-87. ↑ barillot2021erwan-barillot2021Erwan Barillot, « 1940-1944 : un historien engagé. Entretiens avec Marc Ferro (2/5) », Hérodote.net, 2 juin 2021 (lire en ligne).
cite-note-98. ↑ habrias2018henri-habrias2018Henri Habrias, « Marc Ferro à St-Yrieix chez le maire André Bordessoule », Saint-Yrieix-la-perche, le blog, 19 janvier 2018 (lire en ligne, consulté le 18 juillet 2023).
cite-note-109. ↑ L'Histoire n°188, mai 1995, p.20 : "
cite-note-1110. ↑ Voir, Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld : Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms. FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.
cite-note-1211. ↑ Arrêté du 23 avril 2013 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès, JORF no 0162, 14 juillet 2013, p. 11826, texte no 23, sur Légifrance : « Ferro, née Firdmann (Oudia) le 4 avril 1897 à Novogradvolinsk (Russie), décédée le 28 juin 1943 à Auschwitz (Pologne) ».
cite-note-1312. ↑ L'Histoire n°188, mai 1995, p.20 : "Marc Ferro n'a jamais voulu connaître les circonstances exactes de cette fin tragique. Aujourd'hui encore, il s'interdit de lire les livres sur le génocide, ou de questionner des survivants. "La douleur me submergerait" avoue-t-il."
cite-note-0-1413. « Entretien avec Marc Ferro et Pierre Sorlin », sur OpenEdition.
cite-note-1514. ↑ L'Histoire n°188, mai 1995, p.20 : "L'historien se souvient de tout : la progression prudente le long des maisons d'une ville désertée par les Allemands."
cite-note-1716. ↑ coeur-martine-lema-tre-marie-h-l-ne-mandrillon-rosa-olmos-val-rie-tesni-re-et-laurent-v-ray2017sophie-coeur-martine-lema-tre-marie-h-l-ne-mandrillon-rosa-olmos-val-rie-tesni-re-et-laurent-v-ray2017Sophie Coeuré, Martine Lemaître, Marie-Hélène Mandrillon, Rosa Olmos, Valérie Tesnière et Laurent Véray, « Dans l'atelier de Marc Ferro, Journée d'étude, 7 mars 2017, Université Paris-Nanterre », Matériaux pour l'histoire de notre temps, vol. 125-126, 2017, p. 63-70 (ISSN 1952-4226, lire en ligne, consulté le 18 juillet 2023).
cite-note-1817. ↑ 2017« La révolution de février : entretien avec Marc Ferro », sur lhistoire.fr, 18 octobre 2017.
cite-note-1918. ↑ La Révolution de 1917, Aubier, Paris, 1967.
cite-note-2019. ↑ Des Soviets au communisme bureaucratique : les mécanismes d'une subversion, Gallimard et Julliard, Paris, 1980.
cite-note-2120. ↑ Marc Ferro, Nicolas II, Seuil 1990 ; La vérité sur la tragédie des Romanov Paris, Tallandier 2012
cite-note-2221. ↑ "La deuxième mort de Nicolas II" dansLes tabous de l'Histoire, Editions Nils 2002
cite-note-2322. ↑ ambroise-renduveyrat-masson2005anne-claude-ambroise-renduisabelle-veyrat-masson2005Anne-Claude Ambroise-Rendu et Isabelle Veyrat-Masson, « Entretien avec Marc Ferro : guerre et images de guerre », Le Temps des médias, vol. 4, no 1, 2005, p. 239-251 (lire en ligne).
cite-note-2524. ↑ igounet2000val-rie-igounet2000Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Le Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 2000, 691 p. (ISBN 2-02-035492-6), p. 237.
cite-note-2726. ↑ 2021« L'historien français Marc Ferro est mort », Le Monde, 22 avril 2021 (lire en ligne).
cite-note-3029. ↑ 2011« Marc Ferro : Les historiens ne sont pas écoutés par les politiques », sur lepoint.fr, 1er juillet 2011.
cite-note-3130. ↑ 2016« Entretien avec Marc Ferro : J'ai peur que l'information aveugle autant qu'elle informe », sur larevuedesmedias.ina.fr, 30 mai 2016.
cite-note-3332. ↑ blum2015alain-blum2015Alain Blum, « Entretien avec Marc Ferro », sur OpenEdition, 3 octobre 2015 et décembre 2016.
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cite-note-3534. ↑ salomoni1985antonella-salomoni1985Antonella Salomoni, « Marc Ferro, Des soviets au communisme bureaucratique », Annales. Histoire, Sciences sociales, vol. 40, no 4, 1985, p. 850-852 (lire en ligne).
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Voir aussi
Bibliographie
• callahan2010kevin-j-callahan2010(en) Kevin J. Callahan, « Marc Ferro (1924- ) », dans Philip Daileader et Philip Whalen (dir.), French Historians, 1900-2000 : New Historical Writing in Twentieth-Century France, Chichester / Malden (Massachusetts), Wiley-Blackwell, 2010, XXX-610 p. (ISBN 978-1-4051-9867-7, présentation en ligne), p. 239-251.
Articles connexes
Liens externes
• Ressources relatives à la recherche : Akadem Cairn Canal-U Persée
• Ressources relatives à l'audiovisuel : Africultures IMDb
• Ressource relative à plusieurs domaines : Radio France
• Ressource relative aux militaires : Mémoire des hommes
• Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Deutsche Biographie Universalis
• Notices d'autorité : VIAF ISNI BnF (données) IdRef LCCN GND Italie Japon CiNii Espagne Belgique Pays-Bas Pologne Israël NUKAT Catalogne Suède Australie
• Conférence avec Marc Ferro, « Le ressentiment et les fractures de la France contemporaine », Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal, 4 avril 2007.
• Entretien autour de « cinéma et histoire » dans revue Débordements, septembre 2014.
• Interview de Marc Ferro, « J'ai peur que l'information nous aveugle », sur InaGlobal, 30 mai 2016.
• Entretien avec Benjamin Stora, « L'histoire par les images », sur France Culture, À voix nue, 2006, durée 2h30
• 2019« Les Images de Marc », sur lesimagesdemarc.ovh, 2019 (consulté le 20 février 2020) Entretiens filmés de Marc Ferro, réalisés par Benjamin Rassat et Quentin Jagorel.
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